Communiqués de notre(nos) évêques

Ensemble,
nourrissons notre espérance !

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Coronavirus : communiqués de notre(nos) évêques (réactualisés en fonction des événements). Plus de messes jusqu’à nouvel ordre mais les églises restent ouvertes.

Communiqué des évêques de France à l'occasion du 25 mars (aux catholiques).
Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre
la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde :
«Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus
intensément, plus en communion?
Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou
en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.
Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.
Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour
à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos coeurs, dans nos vies
comme elle l’a fait elle-même pour nous : «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1re dizaine].
Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et soeurs malades, nos frères et soeurs soignants,
notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles »
(cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].
Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34).
La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui
dire sans cesse : «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].
Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus : «Guéris-nous ! » Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours,
nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]
[5e dizaine avec intentions particulières].
Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts,
victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.
C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition!
LES ÉVÊQUES DE FRANCE

----------------------*------------------------
Message de Mgr Jean-Paul James, archevêque de Bordeaux, partagé ce mardi 17 mars 2020 à tous les fidèles de l'Église catholique en Gironde pour répondre, ensemble, en chrétiens, à la pandémie de Covid-19.

Chers amis, « Le corps ne fait qu’un » (1Co 12, 12). Les personnes malades l’éprouvent dans leur chair en ce moment. Quand il y a des problèmes respiratoires, le corps tout entier va mal. Et le corps tout entier lutte contre le virus. En ce temps de carême, pour lutter en chrétiens contre la pandémie, j’appelle le Corps tout entier qu’est notre diocèse, à renforcer deux moyens puissants : l’amour fraternel et la prière.

« Dieu a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres » ( 1 Co 12, 25 ). Par souci de santé publique, des mesures gouvernementales interdisent rassemblements et messes publiques, restreignent au strict nécessaire nos sorties et empêchent des rencontres. Nous respectons ces mesures. Comme tous les citoyens, nous catholiques ne faisons rien contre la santé des autres. Nous la servons par les « gestes-barrières ». Nous ne compliquons pas la mission si exposée et lourde des personnels soignants. Nous sommes membres comme les autres, de ce grand corps social éprouvé et nous en portons humblement le souci. Comment ?

Même confinés chez nous, nous demeurons une « Église en sortie ». Nous habitons dans une cage d’escalier, dans une rue, un village : sans s’exposer inutilement, nous pouvons nous manifester. Nous sommes tous membres d’une famille : nous pouvons téléphoner, envoyer des messages à des proches âgés, fragiles, malades, seuls, saisis par l’inquiétude ou l’angoisse. Nous sommes paroissiens habituels d’une communauté, nous sommes membres d’une équipe de mouvement, d’une fraternité chrétienne : nous veillons à nous donner des nouvelles. Aucun membre du Corps ne doit se sentir isolé.

Laïcs en mission ecclésiale, prêtres, diacres, personnes consacrées, même sans réunions et rencontres, nous gardons tous nos missions ecclésiales. Nous les vivons autrement. Nous sommes membres d’EAP, responsables de groupes paroissiaux ou diocésains ? Nous gardons contact avec ceux qui oeuvrent avec nous. Nous avons un site internet ? Nous veillons à le mettre à jour et à donner des nouvelles du groupe, de la paroisse. L’évènement de l’un des membres du groupe est évènement pour tous. Nous pouvons proposer des lectures, des vidéos, des rendez-vous téléphoniques, des prières à une heure donnée. Je sais que des initiatives sont prises dans les paroisses, dans les services diocésains. Il y a de la créativité. Non, le corps n’est pas froid ! La chaleur fraternelle se manifeste !

« Les parties du corps les plus délicates sont indispensables » (1 Co 12, 22). Sans oublier les autres (enfants, jeunes, personnes en précarité, etc..), je pense à quelques catégories de personnes :

  • Les personnes et familles en deuil pendant cette période de confinement. Certaines vont demander une célébration catholique d’obsèques pour un de leurs proches. On privilégiera un temps de prière au cimetière. On limitera les personnes présentes à l’entourage proche de la personne défunte (famille ou amis) ; on veillera à ce que les personnes de 70 ans ou plus ne soient pas présentes (y compris animateurs ou célébrants)1.
  • Les personnes malades feront l’objet d’une attention particulière. Les responsables diocésains de la Pastorale de la santé ont déjà donné des consignes aux membres bénévoles des aumôneries d’hôpitaux et de cliniques de ne pas faire de visites. Dans les EHPAD, les visites sont aussi interdites. Seuls les aumôniers ont la possibilité de les faire en lien et dans le respect des consignes des personnels soignants. Mais il y a aussi les personnes malades chez elles. On ne peut exclure tout principe de visite pendant cette période. Je demande simplement que la décision soit prise après avoir pris conseil et respecté les précautions qui sont demandées par le personnel médical.
  • Les catéchumènes en marche vers le baptême font eux aussi partie des membres les plus fragiles. Il n’est pas possible de se réunir en ce moment pour célébrer les scrutins. Mais on peut prendre de leurs nouvelles et prier dans l’esprit des scrutins. J’envisage de reporter la célébration des baptêmes d’adultes à la vigile de Pentecôte, le samedi soir 30 mai prochain (sauf si bien sûr, il était encore impossible de se réunir). Pour cette célébration en paroisse, des propositions seront faites par le service de la pastorale liturgique.

Enfin, le Corps tout entier est fortifié, irrigué, nourri, purifié par la Vie, l’Amour, la Force du Christ Jésus ressuscité. Les messes publiques dominicales et de semaine n’ont pas lieu jusqu’à nouvel ordre, ainsi que les baptêmes et les mariages. Les célébrations de la Semaine Sainte n’auront sans doute pas lieu non plus. Cela ne dispense personne de la prière personnelle, en famille, ou en communauté :

Les prêtres continuent à célébrer les messes quotidiennes aux intentions des personnes dont ils ont la charge, aux intentions des malades, des personnels soignants et de notre monde affronté à la pandémie.

Beaucoup de catholiques souffrent d’être privés de la communion eucharistique. Évêques et prêtres, nous souffrons aussi d’être privés d’une communauté pour célébrer l’Eucharistie. Tous, cependant, membres d’un même Corps, nous sommes unis dans une communion spirituelle. J’encourage tous les membres de l’Église à la méditation de la Parole de Dieu et la Liturgie des Heures. Une prière propre à notre diocèse a été composée. Nous y demandons l’intercession de Notre-Dame d’Aquitaine et de Saint André. Je suggère qu’elle soit dite par nous tous, tous les jours à l’heure de midi, heure de l’angélus. Cette prière va vous être adressée très rapidement.

Pour la Semaine sainte et le jour de Pâques, des propositions concrètes du service diocésain de la liturgie vont être faites pour des temps de prière en famille. Dès qu’elles seront réalisées, je demande qu’elles soient communiquées par tous les moyens possibles. Bien entendu, le rassemblement habituel de tous les évêques, prêtres, diacres et du Peuple de Dieu à l’occasion de la messe chrismale, le lundi saint, n’aura pas lieu. Mais je présiderai la messe chrismale en veillant à sa diffusion sur les réseaux sociaux. Je communiquerai l’heure de cette célébration pour que le plus grand nombre puisse s’y associer. Je compte aussi célébrer par les mêmes moyens, la fête de Saint Joseph, jeudi prochain 19 Mars, et l’Annonciation du Seigneur le 25 mars. L’information sera donnée sur le site internet du diocèse.

« Vous êtes Corps du Christ et chacun pour sa part, vous êtes membres de ce Corps » ( 1Co 12, 27 ). Chers amis engagés au service du diocèse de Bordeaux à divers titres, je vous redis à tous ma très grande gratitude pour être en ce temps de carême, les disciples-missionnaires dont le Christ a besoin, dont l’Eglise a besoin, dont notre monde a besoin. Dans cette pandémie, notre mission demeure, l’amour fraternel demeure, la prière demeure. Résolument et avec la grâce de Dieu, nous marchons vers Pâques, vers la Vie, l’Amour.

+ Jean-Paul James,

Archevêque de Bordeaux,

Évêque de Bazas

----

1 Si, pour des motifs sérieux, des familles insistent pour une célébration dans l’église et si c’est possible, en accord avec le célébrant et les Pompes funèbres, on respectera les consignes en vigueur : espacement des personnes, ni geste de paix ni condoléances, seul le célébrant utilise le goupillon, pas d’objets déposés sur le cercueil…

----------*----------

Lettre du Père Sylvain Arnaud (le 15/03/20)

Madame, Monsieur
Frères et Sœurs,
Chers amis,

A partir du dimanche 15 mars 2020, aucune célébration publique ne peut avoir lieu dans aucune église de France. Néanmoins nos lieux de Culte restent ouverts afin que chacun d’entre vous puisse venir se recueillir, allumer un cierge, prendre en ce temps de Carême un temps de prière devant le Saint Sacrement, confier vos proches à la tendresse de Dieu, prier pour notre pays et pour le monde durement éprouvés…..

Aucun baptême ou mariage ne pourra être célébré jusqu’à nouvel ordre.
Seules les Obsèques pourront l’être avec moins de 100 personnes réparties une chaise sur deux avec un rang de séparation.
N’hésitez pas à regarder la messe à la télévision sur France 2 ou KTO.

Confions nous les uns et les autres à Notre Dame d’Arcachon :
« Sous l’abri de ta miséricorde,
Nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
Mais de tous les dangers délivre nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie. »


Votre Curé, Sylvain ARNAUD

-------------------------------------------

Communiqué de Mgr James (au 14/03/20 22h00

#Covid-19 : "Ensemble,
nourrissons notre espérance !"

Annulation de toutes les célébrations de ce dimanche 15 mars dans le diocèse de Bordeaux.

Mgr Jean-Paul James, archevêque de Bordeaux, suite à la déclaration du Premier Ministre ce samedi soir et comme l'ont déjà décidé un certain nombre de curés et de responsables de communautés, confirme aucune célébration publique ne pourra avoir lieu dans les églises ce dimanche 15 mars, celles-ci restent néanmoins ouvertes.

À partir de lundi 16 mars, ni messes, ni baptêmes, ni mariages ne pourront être célébrés. Seules les obsèques pourront l'être.

VOIR LA VIDÉO

Comme nous y invite Mgr James, "ensemble, nourrissons notre espérance chrétienne". Retrouvez les propositions de prières, les informations pour suivre les célébrations en ligne, à la télévision ou la radio et d'autres initiatives prises ces jours-ci.

EN SAVOIR PLUS : BORDEAUX.CATHOLIQUE.FR/COVID-19

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+